Un médicament israélien responsable de la mort de plusieur personnnes en France

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Un médicament israélien responsable de la mort de plusieur personnnes en France

Message  dalildz le Jeu 20 Juin - 16:27

Enquête sur l’affaire Teva : la piste du sabotage anti-israélien prend du sérieux…
Publié le : 11 juin 2013





« Teva, le géant pharmaceutique israélien dans la tourmente. Le numéro un mondial du médicament générique serait responsable de la mort d’au moins une personne. Agée de 91 ans, il prenait un diurétique, du Furosémide 40 mg mais il semble que suite à un problème de conditionnement, le patient ingurgitait en réalité des somnifères. »
L’information passe en boucle sur tous les JT des chaînes d’information. Sans parler du ticker, le bandeau déroulant en bas de l’écran. Sur BFM TV, il est carrément en rouge.

Et quand on parlait, lundi soir, d’un deuxième mort suspect (cette fois âgé de 101 ans), on ne pouvait qu’imaginer l’excitation de certains.
Pour en savoir plus, les équipes de JSSNews se sont mobilisées, en Israël comme en France, pour tenter de comprendre. Qui a pu commettre une telle erreur. Enquête.
« Il n’y a qu’un message à faire passer », nous explique Marisol Tourraine, la Ministre française de la Santé : « tous les patients qui ont chez eux une boite de ce médicament doivent la rapporter chez leur pharmacien. Mais rassurons la plupart des patients: le problème ne concernerait que quelques dizaines de boites. »
Cette dernière affirmation a deux aspects.
D’une part, soulagement de savoir que peu de gens sont concernées et courent un risque en raison de ce problème d’emballage. Mais d’un autre côté, il y a de quoi être stupéfait. Comment quelques dizaines de boîtes d’un médicament fabriqué industriellement par dizaines de milliers de gélules et de boîtes, peut-il se retrouver mal emballé.
Réponse : ou bien la ministre tente de calmer la crise, ou bien…
…Ou bien il pourrait s’agir d’une malveillance …
« Laissez-moi vous expliquer comment fonctionne une chaîne de production de médicaments. Nous fabriquons et emballons toute une série de médicament pendant plusieurs semaines, puis nous nettoyons tout le laboratoire et, quelques jours plus tard, nous commençons la production d’un autre médicament », explique un responsable de la société à JSSNews, qui ajoute que « s’il y avait eu une erreur sur la chaîne d’emballage, elle serait sur toute la production et non pas sur quelques boites. Nous menons actuellement l’enquête avec l’agence de sécurité des médicaments en France, mais il semble bien qu’il ne s’agisse que de dizaines boites. Dans ce cas de figure, ce serait bien un sabotage humain. Il faut être clair : mettre de côté quelques dizaines de plaquettes de somnifères est possible, mais plusieurs milliers, ce serait impossible ! »
Un responsable de la police confirme, de manière anonyme : « pour l’heure, toutes les pistes sont ouvertes mais en effet, il pourrait s’agir de l’action d’une ou deux personnes à l’intérieur même de la société ».
Voilà qui fait froid dans le dos.
Plus étrange encore : mardi midi, Teva n’avait toujours pas pu avoir entre les mains ne serait-ce qu’une seule des boites mises en cause.
« La police n’en a pour l’instant pas trouvé. Nous non plus. Et pour le cas des personnes décédées, nous attendons les résultats des autopsies. Car si tout est déjà médiatisé, personne n’a vraiment d’information sur les causes réelles du décès et l’implication de cette défaillance médicamenteuse. »
Retour en Israël, avec un autre responsable de Teva.
« Nous sommes partout sur la planète [NDLR: Teva est le numéro un mondial de la fabrication de médicaments génériques], mais Teva France est le seul endroit où cela est arrivé. C’est quand même étrange quand on sait que c’est le seul pays où nos employés reçoivent des lettres de menaces s’ils continuent à travailler avec nous. »
Quand on lui demande s’il ne s’agit pas là de paranoïa, le responsable ajoute : « Non. Nous acceptons nos erreurs et n’avons jamais crié à l’antisémitisme ou à l’anti-sionisme. Chez Teva, nous sommes très sérieux et sommes reconnus à travers le monde pour cela. Mais il faut admettre qu’un sabotage parce que nous sommes une société israélienne est tout à fait possible. Et je ne pense pas qu’il s’agisse d’un sabotage organisé par un concurrent. »
Depuis 48 heures, les équipes du laboratoire Teva de Sens tentent de trouver la faille dans la chaîne de production du Furosémide. Le président du laboratoire, Erick Roche, n’exclut lui aussi aucune piste, car « aucune erreur industrielle n’a été relevée« .
Et le président de Teva France se veut rassurant. « Les appels que nous recevons des patients démontrent qu’un certain nombre d’entre eux ont des difficultés à identifier les numéros des lots », a-t-il expliqué. « Par précaution, nous étendons donc le rappel à l’ensemble des lots », a-t-il ajouté.
Les diurétiques sont prescrits dans des cas d’hypertension artérielle et d’oedèmes d’origine cardiaque, rénale ou hépatique, l’arrêt brutal du traitement présentant des risques avérés.
« Laissons faire les enquêteurs », conclut un responsable de Teva en Israël. « Mais nous prenons dores et déjà des mesures de sécurité supplémentaires sur les chaînes de production [NDLR françaises]« 
Quand au Ministère israélien de la Santé, il a expliqué à JSSNews que « l’acte de malveillance semble être la cause de ces mauvais conditionnements. Si c’est le cas, nous avons confiance en la justice française pour déterminer s’il s’agit d’une personne infiltrée, d’une sorte de « loup solitaire » qui voudrait nuire à l’industrie pharmaceutique israélienne, ou si, et il ne faut rien écarter, il ne s’agit pas du début d’une nouvelle ère de terrorisme médicamenteux ».
Un député israélien du Likoud va dans le même sens : « des groupes terroristes comme le Hezbollah sont capables de bien des choses et ont des agents partout. Ne tombons pas dans le conspirationisme mais gardons les yeux bien ouverts ! »
Sur la toile, de nombreux groupes anti-israéliens se font déjà une joie de cette campagne de dénigrement contre l’un des piliers de l’économie israélienne. Une telle action serait une première dans l’histoire de la lutte anti-israélienne et, que ce soit BDS, un groupe similaire, ou une organisation terroriste, il est tout a fait possible d’imaginer qu’ils aient recruté quelqu’un au sein même de l’entreprise, ou qu’ils se soient eux-même fait recruter.
Pour l’heure, la justice et les spécialistes enquêtent…
Par Greg Sulin – Eric Petrosino et Elyes Kahn – JSSNews

dalildz

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