Algérie : un français condamné pour racisme pour avoir traité un employé de "sale arabe"

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Message  Aokas Revolution le Dim 26 Mai - 13:42

Un cadre français a été condamné mardi à Alger à 3 mois de prison avec sursis, 150.000 dinars (1.500 euros) de dommages et intérêts et 50.000 DA d'amende pour avoir traité un employé de "sale arabe", a indiqué mardi à l'AFP l'avocat de la partie civile.


Ce directeur commercial du bureau de liaison de la société Seita, qui commercialise des marques de cigarettes françaises, avait, selon la plainte, traité un employé, Mehdi Hiani, de "sale arabe" en pleine réunion et devant témoins. Selon Me Mouenis Lakhdari, "la victime et le parquet vont faire appel, car la peine est trop clémente par rapport aux réquisitions du parquet".


Le 7 mai, le substitut du tribunal de Bir Mourad Raïs, à Alger, avait requis un an de prison ferme et 100.000 DA d'amende contre le Français pour "insulte à caractère raciste". "Ces propos étaient juste des plaisanteries. Je respecte les musulmans et encore plus les Algériens", s'était alors défendu le prévenu. Plusieurs témoins ont affirmé qu'il n'en était pas à sa première insulte raciste, selon Me Lakhdari. Le Français n'était pas présent à l'énoncé du jugement car il a été rappelé par la société mère en France, a indiqué un employé de la Seita. La plainte avait été déposée en octobre 2012 et Mehdi Hiani, alors en contrat à durée déterminée, avait été licencié deux jours plus tard.


Source : AFP

Aokas Revolution

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Message  Azul le Jeu 26 Déc - 11:00

Si un jour l’Algérie revient à la raison, les futures générations découvriront que longtemps avant, un chef terroriste avait traîné en justice un journal qui avait osé rappeler sa “qualité” d’ancien terroriste. C’était en 2001, au début de l’ère de la “concorde”.
Ils s’apercevront, ensuite, que ce même journal a, plus tard, ouvert ses pages à ce même terroriste, lui offrant un support pour y faire l’apologie de son projet. C’était en 2011, à l’apothéose de la “réconciliation”.
Il y cible — comme il savait le faire au maquis — un symbole de l’amazighité, Mouloud Mammeri, pour rééditer la provocation de Ben Bella : le tueur sauvé des griffes du GIA par le régime voit dans ce grand esprit “un Kabyle plus qu’un Algérien”. Une forme d’invective tout droit inspirée de la pratique d’État : en juin 2001, les officiels ont appelé les Algérois à défendre leur ville contre les envahisseurs kabyles et depuis que le mouvement de Kabylie y est venu faire la démonstration de sa popularité, Alger est interdite à toute manifestation publique ; pour contrer les marches suscitées par la CNCD, les autorités ont appris à leurs baltaguias à suggérer aux manifestants d’aller “marcher dans leurs villages”.
Et si, aujourd’hui, un “émir” peut médiatiser sa délectation d’avoir donné le prénom du tueur de la Kahina à son fils, c’est que la presse n’est plus ce qu’elle était. Même si elle se revendique — double trahison — sans distinction du combat de Djaout et Mekbel. L’argent, seul, fait courir les éditeurs dont à peine deux ou trois n’osent pas encore passer la ligne rouge au-delà de laquelle tout devient possible pourvu qu’il puisse se répercuter dans les comptes du journal. L’insertion sociale des terroristes s’est traduite en insertion morale du terrorisme. Il n’est plus scandaleux d’avoir tué au nom de l’idéologie islamiste. Et la société s’est soumise à ce viol moral : elle conçoit parfaitement que Hattab soit mis à l’abri de toute menace pendant que Gherbi se meurt au fond d’une cellule ; en tout cas, elle ne manifeste aucun émoi devant un tel paradoxe.
Naturellement, l’arabisme a toujours traqué la berbérité et, donc, la “kabylité” comme base-arrière culturelle, terreau de la conscience identitaire, bref, d’une projection autonome de la perspective nationale. L’arabisme, lui, a pour fonction de lier le destin national à une entité arabe qui l’englobe. L’arabisme est un antinationalisme ; il procède, par exclusion, de tout ce qui remet en cause l’amarrage culturel et, donc, géopolitique de l’Algérie, puis du Maghreb, à une supra-entité arabe.
Jusqu’ici, c’est la conscience berbère que les forces antinationales pourchassaient. Aujourd’hui, l’arabisme primaire, type Ben Bella — mais tout à fait conforme à la “pensée” de l’establishment politique actuel, s’attaque à la kabylité, faisant de l’antikabylisme un programme politique, un programme commun islamo-arabiste.
A posteriori, le séparatisme type MAK s’en trouve légitimé. En voulant refouler, aux sens physique et psychique, la Kabylie, comme matrice revendicative, on veut déplacer l’affrontement politique entre progrès et régression vers un affrontement régionaliste entre “Arabes” et Kabyles. Et c’est l’État qui s’emploie à allumer l’incendie pour étouffer un débat.

M. H.
musthammouche@yahoo.fr



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