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« La mixité à l’école produit des exclus, des frustrés et des schizophrènes »

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Message  laic-aokas Lun 13 Mar - 18:40

« La mixité à l’école produit des exclus, des frustrés et des schizophrènes »

14:32  lundi 13 mars 2017 | Par Fayçal Métaoui | Actualité 

« La mixité à l’école produit des exclus, des frustrés et des schizophrènes » Ecole-714x400

Smail Boulbina, médecin, chercheur en sexologie, a organisé, mercredi 8 mars 2017 à la bibliothèque nationale à Alger, une conférence intitulée « violence à l’école, diagnostic et traitement ».
Sur l’affiche de la conférence,  on pouvait lire : « La mixité sexuelle à l’école est la cause numéro 1 de la violence scolaire » . Une affirmation qui a provoqué une polémique sur les réseaux sociaux et dans la presse.
Il s’explique dans cette interview sur le choix de la thématique et le rapport établi entre la mixité et la violence.


Comment la mixité à l’école est-elle la cause de la violence ?

Cette violence se manifeste d’abord par l’échec scolaire des garçons. Les statistiques officielles sont là pour le prouver. Les lauréats du Bac 2016 sont des filles pour les deux tiers (66,21%), les garçons pour un tiers (33,79%). Ces chiffres ont été communiqués par l’APS, le 13 juillet 2016.
Ceci est un danger pour l’équilibre de la société. Les filles travaillent mieux parce que c’est le seul moyen pour elles de s’affirmer et de réussir. Actuellement, les femmes représentent 70% de l’emploi dans l’enseignement, la santé, la justice et l’architecture. Elles sont aidées par le fait qu’elles ne font pas le service national. Cette situation fait que les garçons voient en la fille leur ennemi numéro 1, jaloux qu’elle accède aux postes d’emplois.

Donc, pour vous, l’échec à l’école des garçons est lié à la mixité ?

C’est la cause numéro 1 mais il y a d’autres causes. Il faut faire la part des choses. La première est que l’homme et la femme sont des êtres humains différents. Ils sont égaux et je milite pour l’égalité. Mais, sur les plans anatomique, physiologique et psychologique, il s’agit de deux être différents. La période de la puberté détermine l’avenir de l’adolescent. Selon l’ONU, la nubilité est définie comme l’âge d’aptitude au mariage. Chez nous, l’âge du mariage a reculé sans pour autant autoriser la sexualité d’où la frustration et la violence. Cet âge est de 30 ans pour la femme, 33 ans pour l’homme.

Vous partez de l’idée que la mixité a été introduite à l’école pour des considérations idéologiques. Comment ?

Les années 1970 étaient l’époque du socialo-communisme algérien. Nous avions copié les pays socialistes. C’était une politique progressiste. Mais, en Algérie, la mixité a été instaurée sans aucune étude préalable. Les enfants servaient de cobayes pour des expériences importées. La mixité a été introduite aux collèges, généralisée ensuite aux écoles primaires et aux lycées.

Il n’y a pas eu d’évaluation pédagogique ?

Jamais ! Aucune évaluation. La mixité a été imposée comme on a imposé d’autres mesures dont nous payons les frais aujourd’hui. En Algérie, tout le monde a fait le diagnostic de la violence à l’école : les parents, les enseignants, les éducateurs, les médecins, les psychologues, les sociologues et même les élèves (…).
La féminisation du corps enseignant pose un réel problème pour la prise en charge d’une classe mixte. Il faut avoir une très forte personnalité pour diriger une classe mixte. Ce n’est pas le cas de tous les enseignants. Souvent les classes mixtes ne sont pas maîtrisées. Et, parfois, les enseignantes font appel à des enseignants pour maintenir l’ordre. Ce n’est pas normal.

On risque de vous accuser d’être contre la féminisation du corps enseignant…

Ils peuvent m’accuser. Pour moi, il faut qu’il y ait des écoles de filles et des écoles de garçons séparées. Des enseignantes pour les filles et des enseignants pour les garçons. Attention, nous avons parfois des petits sauvageons à l’école, et je parle des garçons. Cela pose un problème.

Donc, plus de mixité à l’école ?

Je ne dis pas qu’il faut bannir la mixité. Au contraire, je suis militant de la mixité dans tous les domaines. Je suis pour l’égalité de la femme avec l’homme. Malheureusement, la société algérienne n’est pas culturellement mixte, même si la rue est mixte. On est ensemble mais chacun est à part. Alors pourquoi persister dans le virtuel de la mixité à l’école ?
Le problème est de guérir l’école. Il y a un problème technique. Il doit être pris en charge d’une manière technique. Par exemple, la mixité interdit l’éducation physique, le sport. Elle interdit également l’éducation sexuelle. Il faut le dire : il y a des détournements de mineurs à l’école, du harcèlement sexuel de la part de certains enseignants et administratifs. Ce n’est pas moi qui le constate, mais une étude du CREAD (Centre de recherche en économie appliquée pour le développement), honorable centre de recherche. L’étude a été faite en 2009. Le CREAD évoquait même la prostitution d’élèves !

Prostitution ?!

Oui, garçons et filles. À côté des établissements scolaires, des adultes payent des filles pour les mettre en contact avec d’autres filles. Cela devient grave.

Que préconisez-vous pour éviter cet échec scolaire ?

Je préconise des écoles de garçons avec une direction 100% hommes et des écoles de filles avec une direction 100% femmes. Cela ne va pas entraîner des déviations sexuelles. Dès son jeune âge, la fille est prévenue contre les actes sexuels. Elle est à 10 ou 11 ans traumatisée par son entourage. Dans certains pays, on revient à des écoles de garçons et des écoles de filles avec l’obligation de porter des uniformes. C’est le modèle anglais qui existe déjà au Portugal, en Italie et à Singapour.
Singapour est parmi les premiers pays au monde en matière d’enseignement supérieur. Dans ce pays, il existe des écoles mixtes et des écoles séparées. Les parents décident où ils envoient leurs enfants. Il faut que l’État impose l’uniforme avec une bourse pour les familles pauvres dans les écoles publiques et privées. Il y a un autre problème : la consommation de la drogue et de l’alcool à l’école. Une étude du CENEAP (Centre national d’études et d’analyses pour la population et le développement) signale cette situation grave.

Oui, mais quel est le rapport avec la mixité ?

Les garçons font entrer la drogue et l’alcool à l’école. Les détourneurs de filles sont les garçons. Je n’ai pas inventé le terme « mixité sexuelle ». C’est une expression utilisée par les chercheurs du CREAD. Ils ont mis le doigt sur une dure réalité. Il est positif de mettre des caméras devant les écoles pour assurer la surveillance, mais il faut interdire le stationnement des voitures et les commerces à côté des établissements scolaires. Certains commerces peuvent devenir des lieux de débauche. La police ou la gendarmerie ne peuvent pas mettre un agent devant chaque école !
Autre chose : la discipline est absente dans les établissements scolaires. Il y a aussi la liberté du look et les signes de richesse. Les élèves s’habillent comme ils veulent. Pour les garçons, la coupe de cheveux doit être stricte. On a vu des élèves du primaire avec des cheveux teints, influencés par les footballeurs. Les pantacourts, les pantalons taille basse, les boucles d’oreille, les boucles de l’oreille, tous les signes qui ne doivent pas se trouver à l’école. Il faut aussi interdire les coiffures folkloriques, la coloration des cheveux et les vêtements collants pour les filles

Autrement dit, vous plaidez pour une militarisation de l’école ?

Bien sûr ! C’est une militarisation de l’école pour le bien de la nation. On ne voit pas ces phénomènes dans les écoles de cadets de l’armée parce que la discipline est stricte. Evidemment, on ne peut pas militariser toutes les écoles. Le respect de l’enseignant a disparu. Est-ce qu’on a ouvert le débat sur le célibat des enseignants et des enseignantes ? Sur les problèmes de logements que connaissent les enseignants ? Certains enseignants ont des emplois dans l’informel, dans le commerce. Ils assurent des cours en dehors de l’école. Il y a même des enseignants qui font le taxi clandestin le soir.
Il y a aussi un autre phénomène : les enseignantes se sont accordé une liberté de parole avec leurs élèves. Elles parlent de leur vie personnelle, de gastronomie, d’habillement, de projets de mariage, de feuilletons télévisés…Comment voulez-vous que l’élève respecte son enseignant ? Les garçons ne respectent pas les enseignantes.

Qu’en est-il du rôle de la famille ?

Les parents ont démissionné parce qu’ils ont été vaincus par la télévision, par internet, par la publicité, par la démographie. Quand on a dix enfants qui vont à l’école, on ne peut pas maîtriser leur scolarité et leur imposer la discipline. L’État est le seul qui peut soutenir les parents à s’imposer. La mixité à l’école produit des exclus, des frustrés et des schizophrènes. Les élèves sont perturbés. Les parents angoissés et désespérés devant la violence généralisée. Les enseignants sont déprimés. La violence à l’école est un cancer diagnostiqué par tous.
Le traitement doit être pratiqué en urgence pour éradiquer les métastases et sauver l’école algérienne. Pour le bien-être des enfants et des familles, pour la paix scolaire et l’avenir de la nation algérienne, le traitement doit être prescrit dès la rentrée 2017-2018. Nouria Benghebrit, la ministre courage, est la mieux habilitée à ouvrir une enquête au sein de l’Éducation nationale et des centres de recherches avant d’engager une réforme salutaire.

Smail Boulbina n’est-il pas trop conservateur ?

Je ne suis pas un conservateur. Je suis pour la liberté totale. Dans ma famille, les femmes ne portent pas le hidjab, à part ma mère qui portait la m’laya, parce que je suis originaire de Annaba. Je suis contre les idéologies rétrogrades. Père et grand-père de filles et de garçons, partisan de la promotion de la femme, je ne suis qu’un modeste lanceur d’alertes. Mon rôle s’arrête à cette action.
Je ne veux pas polémiquer. Je rappelle que la conférence du 8 mars était technique, uniquement réservée aux spécialistes et j’ai invité les médias. J’ai reçu des représentants de quatre ministères dont ceux de l’Éducation nationale et des Affaires religieuses. Une dizaine de ministères, directement impliqués, ont été invités. Ceux parmi les présents qui étaient contre mes propositions ont été conviés à défendre leurs opinions à la tribune, dont la présidente de l’Association des Parents d’élèves.
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Message  laic-aokas Lun 13 Mar - 18:40

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