Djoua , Boukhelifa

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Message  Azul le Mer 6 Juil - 0:52

Djoua est un petit village kabyle perché sur un pic montagneux, le pic de Djoua, qui domine le golfe de Béjaïa. Le village se trouve sur le territoire des At Bimoun. Il fait partie des quarante villages qui composent cette confédération..

Djoua est un site bien connu des At Bimoun et des populations avoisinantes. On y trouve le tombeau d’un marabout, Imma Djoua, sous la protection duquel sont placés le village et la fontaine que... l’on y atteint par un chemin unique. Des pèlerinages auprès du mausolée étaient traditionnellement organisés autrefois par les habitants de la région pour invoquer Imma Djoua. Ils donnaient lieu à de mémorables festivités. La légende dit que le Saint réalisait des miracles forts impressionnants..

Autrefois aussi les habitants des At Bimoun se rendaient au marché qui se tenait le mardi (Tslata) au pied de la montagne de Djoua. Ils fréquentaient parfois le marché du Mercredi ( Larba) des At Messaoud voisins ou encore le marché du Samedi ( Sebt) des At Slimane ou des Ouled Tamzalt également voisins..

Toutes ces populations habitaient sur les terres qu’elles possédaient et possèdent toujours sur les hauteurs du littoral qui longe la mer entre Béjaïa et Tichy. Pendant des siècles ils y ont cultivé le chêne ( akherouch) à glands doux, le chêne zân, l’orme, le blanc de Hollande ( safsaf), la vigne, l’olivier, le miel, la cire etc… Ils ont pratiqué l’élevage de bovins, de caprins, d’abeilles. Ils ont exercé les métiers de l’artisanat traditionnel : bucherons, forgerons, cordonniers, fabrication de savon, de charbon de bois, vannerie, de tuiles, etc….

Djoua et son territoire se trouvent dans l’immédiat arrière pays de la capitale régionale Béjaïa. De tout temps le territoire a vécu au rythme des bouleversements qui ont secoué la ville. Pour le meilleur et pour le pire. Béjaïa était la fenêtre de la région sur le monde. C’était un site stratégique exposé à la convoitise et aux agressions des conquérants. Face aux périls, la ville s’est de tout temps tournée vers l’arrière pays pour trouver refuge ou puiser dans l’indomptable bastion de résistance paysanne du territoire, les forces combattantes qui allaient donner l’assaut. C’est également dans le territoire comme creuset du patrimoine culturel et linguistique de la région, que se dissolvaient les influences dé personnalisantes. La grandeur de la ville à bénéficié aux territoires aux diverses périodes de l’histoire. Elle y a stimulé les activités de production et fourni des débouchés nécessaires.

Ainsi a été la vie à Djoua, jusqu’aux bouleversements survenus durant la guerre de libération en 1958, lorsque le territoire fut déclaré zone interdite par l’armée française..

La région fut désertée et Djoua abandonné par ses habitants. La plupart ont rejoint Bajaä d’où ils ne sont jamais retournés. Lorsque la guerre pris fin, l’exode rural puis l’attrait de la ville et de la modernité ont définitivement fixés les populations dans les villes. Djoua fut définitivement abandonné. Il n’est plus que
Azul
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