Le chargé de la communication du Holi Festival Of Colors Algeria à La Cité : «Des esprits malveillants ont voulu créer l’amalgame»

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Message  folle le Mer 17 Juin - 17:38

Le chargé de la communication du Holi Festival Of Colors Algeria à La Cité : «Des esprits malveillants ont voulu créer l’amalgame»
Entretien. M. Taieb Malek agit à cette occasion en porte-parole du Holi Festival et, faisant sienne la bataille des islamistes contre le festival récemment organisé à Saket, Béjaïa remet chacun à sa place des prometteurs de la ghazoua via le net, à l’initiative des Hamadache et autres islamo-terroristes encore aux ordres des Benhadj et consorts.
 
«La Cité» : Qu’est-ce que le Holi Festival of Colors ?
Taieb Malek : C’est un concept qui a été développé à l’origine en Inde, à l’occasion de l’équinoxe du printemps. Puis, il a été dépouillé de sa connotation religieuse, pour garder son aspect festif. C’est la première fois qu’il est organisé en Algérie, et la deuxième en Afrique. Nous sommes un collectif qui a voulu organiser cet événement pour encourager la jeunesse à s’engager dans le mouvement associatif. D’ailleurs, plusieurs associations ont pris part à l’événement. Nous souhaitions que les jeunes puissent se rencontrer et se connaitre.
 
Pourquoi avoir choisi Béjaia pour son organisation ?
Les organisateurs sont de Béjaia. Quoi de plus normal que de l’organiser chez soi ? Ceci dit, plusieurs personnes sont venues d’Alger, d’Oran et d’ailleurs aussi.
Nous comptons organiser cet événement également dans d’autres villes si c’est possible. Le concept consiste à réunir des jeunes autour de deux éléments principaux, la musique et les couleurs. Il y a toujours un grand impact quand on réussit à marier les sons et les couleurs. D’où le jeu qui a consisté à se jeter des couleurs les uns sur les autres. C’est pourquoi il y a eu plein de musiciens, chanteurs, Dj, et aussi tous les amateurs et amoureux de la musique et de la beauté des couleurs. Des photographes et des cameramen étaient aussi présents avec nous, d’où les nombreuses photos et vidéos que vous retrouvez sur les réseaux sociaux.
 
Qui était présent à cet événement ?
Il y avait toutes sortes de personnes. Des vieilles, des vieux, des enfants, garçons et filles, des familles entières, des parents avec leurs enfants, des frères et sœurs, des amis et des amies, … L’ambiance était à la fois familiale et amicale. En tout, il y avait plus de deux mille personnes. Personne n’a eu à se plaindre d’un quelconque mauvais comportement ou de mots déplacés. Le service d’ordre n’a eu à intervenir aucune fois. Tout le monde s’est comporté en adultes responsables.
 
Comment avez-vous financé ce Festival ?
Nous avons fait appel à l’APC de Béjaia, puisque nous sommes des enfants de cette ville. Le Comité des Fêtes et le Maire nous ont beaucoup soutenus. Devant nous, le Maire a appelé tous les responsables des services dont nous avions besoin et a donné des instructions pour que nous puissions réaliser notre projet dans les meilleures conditions possibles. Puis, il y a aussi eu la contribution des festivaliers eux-mêmes.
 
Comment s’est déroulée la fête ?
L’ambiance était très belle. Tout le monde a pu en profiter, en s’amusant en chantant, dansant, etc.. Il n’y a eu aucun incident. L’atmosphère était bon enfant, et chacun s’est comporté de manière belle et élégante. D’ailleurs, nous avons nettoyé la plage avant le festival et à la fin des festivités. Tout était propre, grâce à la bonne volonté de chacun. La fête a démarrée à dix heures et s’est terminée à vingt heures, et tout le monde est reparti satisfait. Des relations ont ainsi été tissées entre jeunes, augurant de bonnes perspectives pour l’avenir.
 
D’où est venue la polémique qu’il y a eu autour de ce festival ?
D’abord, il y a eu des détournements de certaines photos publiées sur les réseaux sociaux. Certaines personnes malveillantes ont voulu créer l’amalgame pour prétendre qu’il y a eu des dérapages et des débordements. Puis, il y a eu sa récupération par des intégristes qui ont voulu nous accuser d’avoir importé des traditions étrangères à notre culture, oubliant qu’eux-mêmes ont importé leur culture d’Afghanistan, du Pakistan, et d’ailleurs. Un imam de Béjaia, qui travaille aussi à la Radio et qui est connu de tous, avait publié des commentaires désagréables sur sa page Facebook, essayant de nous coller des étiquettes. Je lui ai personnellement proposé une rencontre pour en discuter, plutôt que de se balancer des commentaires sur le net. Mais jusqu’à présent, je n’ai pas eu de réponse. Il y a aussi eu les commentaires d’une chaîne de télévision privée, connue pour ses positions intégristes. Dès le départ, elle a plutôt accès sur le rite religieux que sur le côté festif du Festival. Les questions étaient toutes tendancieuses, avec la volonté affichée de nous accuser d’importer des rites religieux étrangers. Mais nous n’avons pas importé une culture ou une religion étrangères, nous nous sommes justes inspirés de ce qui se fait actuellement un peu partout dans le monde, et nous l’avons adapté à notre contexte, après l’avoir dépouillé de son contenu religieux. Nous faisons partie de cet univers et nous profitons des opportunités qui s’offrent à nous pour faire aussi en sorte que notre jeunesse en profite et ne soit pas marginalisée.
 
Y aura-t-il une suite à ce festival ?
Nous espérons l’organiser dans d’autres villes également, pour impliquer le plus de jeunes possibles et dire que la vie ensemble est tout à fait possible quand il y a de la bonne volonté et des objectifs clairs. Nous étudions actuellement la faisabilité d’un tel évènement dans d’autres villes côtières, pour profiter de la saison estivale. La décision n’a pas encore été prise. Nous verrons prochainement comment en faire profiter d’autres villes.
Entretien réalisé par Nabil Z.
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Message  folle le Mer 17 Juin - 17:39

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