Israel accuse le nouveau président iranien d'avoir tué des juifs

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Message  dalildz le Jeu 20 Juin - 16:32

Le nouveau Président Iranien impliqué dans l’attentat de 1994 à Buenos Aires
Publié le : 20 juin 2013




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Le nouveau Président élu Hassan Rowhani faisait partie de la Commission Spéciale du Gouvernement Iranien qui a planifié l’attentat à la bombe de 1994 contre un Centre Communautaire Juif de Buenos Aires, selon l’acte d’inculpation du Procureur de l’Etat argentin enquêtant sur le dossier.
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L’attentat à la bombe de l’AMIA est considéré comme l’attentat terroriste le plus meurtrier de toute l’histoire argentine, ayant tué 85 personnes et blessé des centaines d’autres. Le gouvernement argentin a accusé le gouvernement iranien d’avoir planifié l’attentat et le bras armé terroriste de l’Iran, le Hezbollah, de l’avoir mis à exécution. De nombreux responsables iraniens, anciens et toujours en activité, sont recherchés par Interpol, en relation avec cet attentat.
L’ancien chef des renseignements iraniens, Abolghasem Mesbahi, qui s’est enfui d’’Iran, à la fin des années 1990, a témoigné du fait que la décision de déclencher cet attentat avait été prise au cours d’une commission des opérations spéciales, sous l’égide du tout puissant Conseil Suprême de Sécurité Nationale, en août 1993.
Selon l’acte d’accusation de 2006, Mesbahi a témoigné que Rowhani, qui occupait alors les fonctions de Secrétaire du Conseil Suprême de la Sécurité Nationale, était aussi membre de la Commission Spéciale, au moment où elle a approuvé le projet d’attentat contre l’AMIA.
“En ce qui concerne le rôle de cette Commission dans la décision de perpétrer l’attentat meurtrier contre l’AMIA, Moghadam a déclaré que cette décision a été prise sous la direction d’Ali Khamenei, et que les autres membres de la Commission étaient [le Président Iranien de l’époque, Ali Akbar Hashemi] Rafsanjani, Mir Hejazi, Rowhani, Velayati et Fallahjan », détaille l’acte d’accusation.
Le Guide Suprême Ali Khamenei présidait la Commission Spéciale, selon l’acte d’accusation, et Khamenei et Rafsanjani ont pris de concert la décision ultime de donner le feu vert à cet attentat.
Alors que Rowhani était, de toute évidence, présent, au cours des délibérations sur ce projet d’attentat, il est hautement improbable qu’il ait pu y disposer d’une autorité valant approbation, selon les experts iraniens.
”Le pouvoir réel de Rowhani, à cette époque, provenait directement d’un seul individu, et c’est Rafsanjani”, explique Reuel Gerecht, chercheur principal de la Fondation pour la Défense de la Démocratie.
“En ce qui concerne cet attentat, du simple fait que Rafsanjani devait lui donner son approbation, il ne fait aucun doute que Rowhani en était parfaitement informé, et, manifestement, que son approbation n’était pas nécessaire », poursuit Gerecht. « C’était un subordonné. Mais, il a certainement était mis au courant de toutes les discussions qui ont conduit à la réalisation de cet attentat ».
Les médias, dans un moment de lâche soulagement, et les partisans du régime iranien ont voulu dépeindre Rowhani comme un réformateur modéré, en dépit de son étroite complicité avec le Guide Suprême de l’Iran, Khamenei. C’est vite oublier que Rowhani a, également, soutenu de tout son poids, les périodes de féroce répression contre les manifestants étudiants, en 1999 ou en 2009, et s’est aussi vanté d’avoir trompé l’Occident en permettant au programme nucléaire de l’Iran de progresser, alors qu’il occupait le poste de négociateur pour les questions nucléaires en Iran, avec les Européens.
Gerecht affirme qu’il est difficile de déterminer avec exactitude quel rôle Rowhani a pu jouer dans l’attentat contre l’AMIA, sans apporter son avis aux délibérations effectives. Mais il ajoute qu’il n’y a « rien dans le Curriculum Vitae de Rowhani qui pourrait vous suggérer qu’il ait le moindre scrupule moral quant au fait de poser des bombes chez ceux qu’il considère comme les ennemis ontologiques de la République Islamique ».
« En toute probabilité, si jamais [Rowhani] s’était levé [lors de la réunion] et avait dit : « Ne faites pas ça, c’est déshonorant », nous en aurions entendu parler, poursuit Gerecht. « Nous l’aurions su ».
Par Simon B. – Ynet – JSSNews

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