BÉJAÏA : Plusieurs milliers d’étudiants marchent contre la violence et la corruption à l’université

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BÉJAÏA : Plusieurs milliers d’étudiants marchent contre la violence et la corruption à l’université

Message  laic-aokas le Mar 11 Juin - 13:01


Des milliers d’étudiants ont défilé, hier, à Béjaïa, contre l’insécurité et la corruption à l’université. Près de 8 000 manifestants (chiffre organisateurs) et 3 000 selon la police, ont battu le pavé à l’appel de la Coordination locale des étudiants, épaulée par les sections locales de l’université du Snapap et de l’UGTA pour s’insurger contre un climat d’insécurité, non seulement persistant, mais accru dans les campus et les résidences universitaires de Béjaïa.

Les derniers actes de saccage perpétrés dans plusieurs cités universitaires, la fermeture des RN 9 et 12 à la circulation et l’agression d’étudiants, la semaine écoulée ont constitué la goutte ayant fait déborder le vase au sein de la communauté estudiantine qui a décidé de réagir pour se démarquer des ces violences et exiger des pouvoirs publics de mettre un terme à ce climat «de peur et de terreur» qu’ils subissent quotidiennement. La marche, qui s’est ébranlée depuis le campus universitaire de Targa Ouzemour vers le siège de la Wilaya, a eu lieu sans incident. Tout en brandissant des pancartes sur lesquelles on pouvait lire, entre autres, «halte à l’impunité», «Que justice soit faite», les manifestants criaient à pleine voix leur colère, leur condamnation et leur dénonciation de ces actes de violence et de corruption à l’université. «Y en a marre de ce système» et «Wali et police, tous complices !» ont été autant de slogans repris à tue-tête par les étudiants durant tout le parcours de la marche. Devant le siège de la Wilaya, une prise de parole a été improvisée par les animateurs de la coordination locale des étudiants qui se sont relayés à la tribune pour s’insurger contre «ce climat d’insécurité et la corruption» à l’ université. «Cette grave situation qui secoue notre université, au contraire, ne fait qu’empirer depuis plusieurs années. Les auteurs de ces actes de violences et de corruption sont identifiés et connus de tous. Tout a été fait pour installer un climat de peur et de terreur pour faire taire les étudiants. L’insécurité et la corruption se sont amplifiées et banalisées au vu et su de toutes les autorités. Les nombreuses plaintes introduites pour dénoncer ces agissements sont restées sans suite depuis plusieurs années. Il aura fallu attendre cette grande mobilisation des étudiants pour voir enfin les autorités bouger», ont affirmé en substance les différents intervenants au nom des étudiants. Une étudiante a témoigné, de son côté, de cette nuit d’horreur vécue lors des scènes de saccage dans sa cité. «Des voyous ont tout saccagé sur leur passage. Ils ont brûlé des matelas devant notre cité provoquant une véritable panique dans le bloc des filles», a-t-elle signalé. Les animateurs de la Coordination locale des étudiants n’ont pas manqué, devant des militants politiques présents à la marche, de souligner que leur manifestation est «exclusivement estudiantine et ne s’inscrit sous aucune chapelle politique». «On aurait aimé voir ces élus, députés et autres responsables politiques prendre l’initiative d’intervenir auprès de qui de droit depuis plusieurs années pour que cesse ce climat d’insécurité dans notre université. Aujourd’hui, on vient défiler en signe de soutien pour espérer récupérer notre mouvement», nous a déclaré un membre du CLE. Par ailleurs, dans sa déclaration, la Coordination locale des étudiants réclame «une sérieuse commission d’enquête sur les affaires de corruption, des comités représentatifs et combatifs et un châtiment exemplaire pour les fauteurs de trouble à l’université». «Il n’est un secret pour personne que notre université vit une grave crise. Un groupuscule d’étudiants et d’extra-universitaires corrompus sème la zizanie, le trouble, la peur et la terreur à l’université et dans la ville de Béjaïa en brûlant et saccageant les infrastructures des résidences : buanderies, salle de sport, chambres de résidents et administration au sein des résidences universitaires 17-Octobre, 1 000 Lits, Nouvelle Pépinière, Iryahen… provoquant panique et désarroi chez les étudiants et étudiantes, en les faisant sortir de leurs chambres à des heures tardives de la nuit, aussi en fermant et bloquant les routes, empêchant les étudiants d’accéder au campus pour passer leurs examens», dénonce la Coordination locale des étudiants dans son document signé par une quinzaine d’associations et les comités des cités universitaires de Béjaïa.
A. Kersani

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