LA GRANDE EQUATION

Aller en bas

LA GRANDE EQUATION Empty LA GRANDE EQUATION

Message  laic-aokas le Dim 15 Juil - 20:24

LA GRANDE EQUATION

J’ai mis trois cuillères de sucre à ma tasse de vie,
Et pour éviter que s’entassent mes envies,
J’ai tourné et tourné afin de les noyer
Et à force de tournoyer
J’ai attrapé un vertige
Mes idées ont glissé sur leur prestige,
Comme des pétales de fleurs
Qui s’étalent sur les pierres,
Comme les ruine des vestiges,
Alors j’ai fermé les paupières
Pour les reprendre
Sans pour autant comprendre,
Une douce sensation de plaisir m’envahit,
J’oublie de me ressaisir et je tombe,
Sur le sol face à ce grand ciel qui console,
J’ai regardé et j’ai taché de garder
Ce qui restait de ma raison,
Puis au loin dans l’horizon
J’ai vu une petite maison,
L’idée d’aller y faire un tour, la visiter
Et admirer ces champs qui l’entourent
Me passa par l’esprit,
Et sans hésiter j’ai pris la décision
De marcher autrement et d’aller
Par d’autre chemin,
J’ai décidé de le faire maintenant
Et de ne pas attendre demain,
J’ai décidé de ne pas faire ce qu’on fait,
De ne pas écouter ce qu’on dit,
Je suis tombé et tout le monde a applaudi,
Alors j’ai compris qu’il fallait se lever, voire s’élever
Pour mieux voir au milieu de la dérision,
Comment sont faites les années,
Au début j’ai cru savoir pourquoi je suis né
Et sans aucune intention d’abandonner,
J’ai décidé de marcher et sans faire attention
J’ai trébuché,
A un moment donné, j’ai donné de l’importance
A des choses qui n’en avaient pas
Et j’ai avancé à petits pas,
Puis j’ai su qu’il fallait surtout marcher dessus
Et essayer tout…Enfin tout …
Et puis à la fin c’est vrai, cela m’a fait gagner
Beaucoup d’atouts et là d’un coup
J’ai décidé de vendre mes idées, pourvu
Qu’il en reste encore une ou deux hors de ma vue
Et puis sur mon corps, sur mon front déjà ridé,
Tant de souvenirs, tant de projets d’avenir
Que je vois venir et partir,
Et pour ne pas mentir, j’étais toujours tenté
Et j’ai tenté jour après jour de monter,
J’aimais les hauteurs, mais j’ai jamais mis
A fond les moteurs, mais au fond j’étais bien dans
Ma lenteur, question d’aller doucement
Pour aller sûrement,
Mais en réalité il le fallait car finalement
La moralité de l’histoire c’est bien d’atteindre
Le mont au bon moment,
Mais comment le savoir et qui peut le faire ?
Si je vous dis : moi, c’est que je mens.
En effet ça été toujours ainsi et un jour
J’arrêterai de philosopher moi aussi.
Et oui ! Il est souvent tôt, ou souvent tard,
Il n’est jamais temps,
Pourtant hier déjà j’avais vingt ans,
Et si par chance ou plutôt par malheur,
Il arrive qu’on arrive avant l’heure,
Alors place à l’insoutenable blasement,
Heureusement d’ailleurs,
Et c’est pour ça aussi qu’ici ou ailleurs,
Avec nos rêves ratés et nos plans parfois réussis,
On erre ici bas sur cette terre pourtant belle
Et on se bat et on se fait tant de soucis,
La vie vaut beaucoup et elle vaut sûrement
Le coup d’être vécu autrement.
Oui sûrement ! Et sur mon parcours
Où je cours toujours,
Je vois bien que j’ai raté pas mal d’occasions,
J’ai sauté pas mal de marches et,
Conscient de ne pas pouvoir les rattraper
Maintenant je marche pour ne pas déraper.
Je marche doucement, et comme tout le monde
Je préfère l’éternel demain,
Comme la feuille blanche que je tiens dans ma main,
Car comme tout le monde je crois pouvoir y écrire
Ce que je veux.
J’ai mis trois cuillères de sucre à ma tasse de vie,
J’aurai pu prendre un peu de miel,
Mais j’ai pas envie, je veux pas avoir de caries
Existentielles !
Et je me retrouve encore entrain de marcher,
Quelqu’un qui court après quelque chose,
Toujours entrain de chercher,
Une petite question qui cherche une solution
A la grande équation !

Rabah Djabri
laic-aokas
laic-aokas

Nombre de messages : 14183
Date d'inscription : 03/06/2011

Revenir en haut Aller en bas

Revenir en haut


 
Permission de ce forum:
Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum